Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /home/atfalfr/waqfenau.fr/plugins/system/jabuilder/helper.php on line 265
" Enfant Spécial "

Index de l'article

Sermon du vendredi 28 octobre, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Bait-ul-Islam, Ontario, Canada. Après le Ta'awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Par la grâce d’Allah, la tendance à dédier les enfants au sein de la djama’at prend de l’ampleur. Quotidiennement je reçois entre 20 et 25 lettres dans lesquelles des parents [me] demandent d’inclure leurs futurs enfants dans le plan Waqf-e-Naw. Ce plan lancé par le quatrième Calife n’était pas permanent au tout début. Il l’a rendu permanent par la suite. La djama’at – et les mères en particulier – ont répondu à son appel dans chaque pays.

Douze ou treize ans auparavant, suite à l’intérêt de la djama’at, le nombre de Waqifin-e-Naw dépassait les 28 000. À présent, par la grâce d’Allah, on est presque arrivé à 61 000, dont plus de 36 000 garçons : le reste étant des filles. En somme, la tendance à dédier les enfants avant leur naissance a pris de l’ampleur avec le passage du temps. Or, la responsabilité des parents ne se limite pas qu’à dédier leurs enfants : elle est plus importante. Sans nul doute l’éducation morale et spirituelle d’un enfant Ahmadi dépend de ses parents et ces derniers souhaitent plus que personne d’autre leur bonheur. Ils désirent qu’il fasse de bonnes études et qu’il ait une bonne éducation morale et spirituelle. Si les parents sont intéressés par la religion, ils souhaiteront que leur enfant possède [une bonne] connaissance religieuse.

Or, sachez que tout enfant Ahmadi – et de surcroît un enfant Waqf-e-Naw – est un dépôt de la djama’at confié aux parents. Leur accorder une éducation morale et spirituelle et en faire les meilleurs membres de la djama’at et de la société est une responsabilité qui incombe aux parents. Or, il incombe [tout spécialement] aux parents des enfants Waqifin-e-Naw de leur impartir une éducation morale et spirituelle, de porter une attention particulière quant à leur éducation temporelle et religieuse, de les préparer au mieux afin qu’ils servent la djama’at, car avant leur naissance, les parents ont promis d’offrir leur garçon ou leur fille à Dieu et à sa religion, afin de parachever la mission du Messie Promis (a.s.), le serviteur parfait du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). La mission du Messie Promis (a.s.) était de parachever la diffusion de la direction, de transmettre l’enseignement de l’Islam, d’enjoindre à l’Homme de respecter ses devoirs envers Dieu et envers son prochain et de transmettre le message de l’Islam à tout individu.

Ainsi, les parents d’un enfant Waqf-e-Naw – et tout particulièrement la mère – ont une grande responsabilité en présentant leur enfant avant leur naissance et en prenant cet engagement avec Dieu. Ces mères écrivent au Calife en lui disant : « J’offre mon enfant dans le plan Waqf-e-Naw en faisant, à l’instar de la mère de Marie, la promesse suivante :

رَبِّ إِنِّي نَذَرْتُ لَكَ مَا فِي بَطْنِي مُحَرَّرًا فَتَقَبَّلْ مِنِّي إِنَّكَ أَنْتَ السَّمِيعُ الْعَلِيمُ

C’est-à-dire : « Ô Mon Seigneur ! Je t’offre tout ce que je porte en moi. J’ignore si c’est un garçon ou une fille : je souhaite et je prie qu’il ou qu’elle soit un serviteur de la religion. Daigne accepter cette demande et cette supplique de ma part. Tu entends certainement tout et Tu es omniscient. Exauce cette humble prière de ma part : elle est le cri de mon cœur. »

Ce désir doit animer le cœur d’une mère Ahmadie avant qu’elle ne dédie son enfant. Le père en est aussi concerné.

Lorsque la mère de l’enfant Waqf-e-Naw prie en ce sens, cette dernière, ainsi que le père, doivent être conscients de leurs responsabilités quant au respect de cet engagement et quant à l’exaucement de cette prière. La mère et le père dédient leur enfant dans le plan Waqf-e-Naw par consentement mutuel. Allah n’a pas préservé cette prière dans le Coran dans le but de relater une histoire du passé. Cette supplication avait tellement plue à Dieu qu’Il l’a préservée afin que les mères du futur puissent prier en ce sens pour que leurs enfants consentent à des sacrifices extraordinaires en faveur de la foi. Certes tout croyant promet de préférer la foi à ce monde : or celui qui s’est dédié doit en atteindre les sommités.

Dès le début, les mères et les pères doivent implanter dans les esprits des enfants qu’ils ont été dédiés uniquement pour servir la religion et que ceci doit être l’objectif de leur vie : ces parents doivent aussi prier en ce sens. Ce faisant les enfants grandiront avec cette pensée en tête qu’ils doivent servir la religion. Ils ne grandiront point avec l’idée que « je serai businessman, ou un sportif, ou que je vais travailler dans tel ou tel domaine. » L’enfant va se dire : « Je suis Waqf-e-Naw. La djama’at et le Calife m’indiqueront la filière à suivre. Je n’ai aucun intérêt avec le monde. Avant ma naissance, ma mère a fait une promesse et elle avait supplié [Dieu]. D’ailleurs elle a fait mon éducation de sorte que je sois en quête de la religion au lieu que je me tourne vers le monde. Je suis fort chanceux qu’Allah a exaucé les prières de ma mère. Il a fait fructifier ses efforts eu égard à mon éducation. À présent je me dédie uniquement pour servir la foi, sans ressentir aucune avidité eu égard à ce monde et sans nourrir aucun désir. »

Les Waqifin-e-Naw doivent exprimer ces sentiments la première fois à l’âge de 15 ans, lorsqu’ils renouvellent leur Waqf (la promesse de se dédier). À cet égard, j’ai enjoint aux responsables des départements concernés qu’ils doivent prendre le consentement en écrit des Waqifin-e-Naw âgés de quinze ans s’ils souhaitent confirmer leur Waqf. A l’âge de 20 ou 21 ans et quand ils ont complété leurs études, il incombe à tous les Waqifin-e-Naw qui n’étudient pas à la Jamia d’écrire de nouveau au département concerné. Si on conseille à certains de suivre une formation dans une filière donnée, ils doivent de nouveau écrire [au département concerné]. Ainsi à chaque étape, le Waqf-e-Naw doit, de son plein gré, informer [la djama’at] qu’il souhaite maintenir son Waqf.

Je me suis appesanti à ce propos dans le passé : aucun Waqf-e-Naw ne doit se soucier de sa subsistance matérielle quand il se sera dédié. Il ne doit point se soucier comment aider ses parents financièrement ou matériellement. Lors d’une récente classe tenue avec les Waqifin-e-Naw du Canada, un jeune m’a demandé : « Si nous nous dédions et que nous sommes constamment au service de la djama’at, comment aiderons-nous nos parents financièrement, physiquement ou de manière générale ? » Cette question démontre que les parents n’ont pas, dès son enfance, expliquer à [cet] enfant que : « Nous t’avons dédié. Tu es un dépôt de la djama’at entre nos mains. Tes autres frères et sœurs nous serviront. Tu n’as qu’à te présenter au Calife et suivre ses ordres. »

La prière de la mère de Marie contient le mot Muharraran qui signifie : « J’ai entièrement libéré cet enfant des responsabilités terrestres. Je prie que sa seule priorité soit le service de la foi. » Je m’adresse ici en premier aux mères et aux pères pour leur dire ceci : le titre de Waqf-e-Naw ne suffit pas. Le Waqf est une responsabilité importante. Celle-ci incombe aux parents, jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’adolescence, et à ce dernier une fois qu’il a dépassé cette période. Ayant complété leurs études académiques certains jeunes hommes et jeunes femmes font montre, en apparence, d’une grande passion lorsqu’ils présentent leurs services.

Or certains abandonnent le Waqf parce que, selon eux, ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts avec le salaire qu’offre la djama’at. L’on doit être prêt à souffrir et à se sacrifier si l’on souhaite atteindre un objectif important. Dès leur enfance, l’on doit inculquer aux Waqifin-e-Naw, que rien n’est plus grandiose que de dédier sa vie. [Ce faisant], au lieu de regarder la condition matérielle d’autrui, de se dire que « mon camarade de classe amasse des centaines de milliers en ayant fait les mêmes études que moi. Mon salaire d’un mois n’équivaut même pas à ce qu’il gagne en un jour », au lieu de pareilles affirmations, on doit se dire que « le statut que Dieu m’a accordé dépasse de loin les richesses de ce monde. »

Ayons en tête cette directive du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) : « Dans la sphère matérielle, regardez celui qui vous est inférieur et dans la sphère spirituelle celui qui vous est supérieur. » Au lieu de mener une course dans le champ matériel, participez dans cette course spirituelle. »

Les jeunes hommes Waqifin-e-Naw, notamment ceux qui ont terminé leurs études, doivent progresser spirituellement au lieu de se soucier de leur progrès matériel.

Le Messie Promis (a.s.) espérait que tout ahmadi atteigne les sommités de la spiritualité. La personne dédiée par ses parents avant sa naissance pour servir la religion et qui profite de leurs prières doit certainement s’évertuer à atteindre ces sommités.

Le Messie Promis (a.s.) déclare : « Je suis responsable de conseiller ma djama’at et de lui transmettre ceci : à l’avenir, l’on pourra suivre ou ignorer ce conseil. Celui qui souhaite mériter le salut ainsi qu’une vie pure et éternelle doit dédier sa vie pour la cause d’Allah le Très-Haut. Que l’on s’évertue à atteindre le stade où l’on pourra annoncer : « Ma vie, ma mort, mes sacrifices et mes prières, sont consacrés à Allah. » A l’instar d’Abraham, son âme doit annoncer :

أَسْلَمْتُ لِرَبِّ الْعَالَمِينَ

« Je me suis soumis au Seigneur des mondes. »


Magazine - Other articles