Mulaqat par téléphone

Tôt dans la soirée du 7 avril 2020, je fus encore béni de recevoir un appel de Hazour. Cette fois, j'étais préparé et j'avais des notes prêtes à être présentées à Hazour sur le point de presse, comme je l'aurais fait dans des circonstances normales dans le bureau de Hazour. La possibilité de parler à Hazour au téléphone a été une grande bénédiction et, à certains égards, parler au téléphone était plus intime et plus personnel que de parler à Hazour en face.

Cependant, le fait de ne pas pouvoir voir physiquement Hazour a parfois entraîné des difficultés ou de la confusion.

Par exemple, lorsque je rencontre Hazour dans son bureau, il y a souvent des moments de silence, parfois de longues périodes, pendant lesquelles Hazour continu à lire et examiner ses dossiers. Au téléphone, ce jour-là et ceux qui ont suivi, il y a eu de temps en temps des moments de silence où je ne pouvais pas dire si Hazour travaillait ou s'il était en train d'attendre que je dise quelque chose. Quoi qu'il en soit, au début de l'appel, j'ai mentionné que le nombre de morts au Royaume-Uni de la COVID-19 augmentait rapidement et que dans les dernières 24 heures plus de 800 personnes étaient mortes.

Hazour a exprimé sa profonde tristesse de voir tant de vies perdues et a offert des prières pour ceux qui souffraient.

Pendant l'appel, j'ai mentionné comment Sœur Reem Shraiky, une ahmadie syrienne   m’avait  contacté, débordant de joie car Hazour l'avait appelée, elle et son mari Ibrahim Ikhlaf sahib, pour prendre des nouvelles de leur état de santé plus tôt dans la journée.

 

A ce sujet, Hazour a dit :

 

"J'ai dit à Reem que je considérais qu'il était nécessaire de l'appeler après avoir lu l’article qu'elle avait écrit pour le service de presse sur la maladie d'Ibrahim".

 

Hazour faisait référence à un article que le service de presse et des médias avaient publié dans lequel Sœur Reem avait décrit de manière très sensible et de façon frappante les épreuves qu'elle et sa famille ont dû affronter lorsque M. Ibrahim sahib souffrait de la COVID-19. Hazour a de nouveau mentionné Monsieur Nasir Saeed sahib et il a réitéré son regret qu'il ne soit pas possible actuellement de rendre visite à la famille et offrir un soutien en personne ou assister à l'enterrement. J'ai profité de l'occasion pour mentionner comment les innombrables hommages rendus à Nasir Saeed sahib ont été postés sur les réseaux sociaux.

J'ai dit :

"Hazour, je suis sûr que Nasir Saeed sahib n'aurait jamais été sur les réseaux sociaux et n'aurait probablement même pas su ce que c'était. Ces deux derniers jours, j'ai vu des dizaines et des dizaines de messages sur les réseaux sociaux en sa mémoire par les Ahmadis du monde entier. Il a vraiment touché le cœur des gens dans beaucoup de pays".

Par la suite, Hazour a gentiment demandé comment allaient mes enfants. Je lui ai répondu qu’ils allaient bien mais qu'en raison des restrictions de la COVID-19, notre nouveau-née n'était pas vue par les infirmières à domicile, comme c’est le cas normalement. En conséquence, nous avons été privés de l'assurance que des experts médicaux pourraient donner concernant sa santé et sa croissance.

A ce sujet, Hazour a déclaré :

 

"Ne vous inquiétez pas, tant qu'elle se nourrit bien, elle ira bien. Aussi assurez-vous de vérifier régulièrement sa température. Qu'Allah la bénisse".

 

En vérité, les conseils et les prières de Hazour nous ont apporté le réconfort et l'assurance qui était un million de fois supérieur à ce qu'aurait pu nous donner n'importe quel professionnel de santé.

Alors que l'appel touchait à sa fin, j'ai mentionné qu'un individu m’avait  contacté pour me faire part de son opinion selon laquelle peut-être que le seul point positif du confinement était que Hazour aurait enfin un peu de temps pour se reposer et pour passer du temps avec sa famille.

 

En entendant cela, Hazour a un peu ri et il a dit :

 

"Je suis dans le bureau depuis ce matin, je passe en revue le courrier et je n'ai donc pas remarqué de différence dans mon emploi du temps ! Même le créneau normalement utilisé pour les Mulaqats avec les familles est utilisé pour d'autres tâches".

 

Prières pour le Premier ministre

À cette époque, la santé du Premier ministre britannique Boris Johnson avait été considérablement détériorée et pendant quelques jours, il a été en soins intensifs. Bien que sa situation ait été jugée assez critique, j'étais convaincu qu'il s'en remettrait car, lorsqu'il a été signalé pour la première fois que le Premier ministre avait contracté le coronavirus, Hazour avait écrit une lettre personnelle priant pour sa bonne santé et sa guérison complète.

Hazour avait également écrit au prince Charles qui avait également contracté le coronavirus, heureusement, le Premier ministre et lui-même ont guéris.

 

Le besoin de sensibilité et de compassion

Le 8 avril 2020, j'ai reçu un appel de mon cher Hazour et je l'ai informé que nous avions reçu beaucoup de réactions positives à l'article écrit par la sœur Reem Shraiky.

A ce sujet, Hazour a déclaré :

"Savez-vous quelle partie de l'article j'ai le plus aimé et apprécié ? C'était la réponse de Reem à la dame ahmadie qui lui avait dit, quand Ibrahim était dans un état critique : "Ne vous inquiétez pas si vous ou votre famille êtes malade, cela signifie que vos péchés sont pardonnés". En réponse, Reem a dit : "Je connais très bien le Hadith dont vous parlez mais il n'exige point de votre part de me le rappeler à un moment où je suis le plus vulnérable et faible".

Hazour poursuivi :

"Je suis très heureux que Reem ait écrit cela, car il y a même des ahmadis qui sont extrêmement insensibles. Ce hadith est un des moyens de réconfort pour les croyants dans leur période de malaise et c'est quelque chose sur laquelle il faut réfléchir. Cependant, il n'est absolument pas correct que lorsque quelqu'un est confronté à une épreuve, on lui rappelle ses péchés antérieurs ! Il s'agit d’une chose dont la Sadr (présidente) Lajna devrait prendre note et veiller à ce que les membres de la Lajna soient formées à ce qui est approprié et à la manière de réconforter et consoler les gens lorsqu'ils souffrent".

 

L'importance de la propreté et d'une bonne hygiène

J'ai informé Hazour que le Royaume-Uni atteignait maintenant le pic du coronavirus et le nombre de morts au cours des dernières 24 heures s'élevait à plus de 900 personnes. J'ai également mentionné qu'il était maintenant porté à l'attention des autorités que la proportion de personnes gravement touchées par le coronavirus était considérablement plus élevée dans les minorités ethniques.

Sur ce point, Hazour a mentionné

"En tant que musulmans, nous devrions toujours avoir  les niveaux les plus élevés de la propreté dans notre hygiène personnelle, dans nos maisons et ailleurs. Il s'agit de l'enseignement de l'Islam et si les gens respectent les normes islamiques, alors le risque d'infection sera moindre".

Hazour a poursuivi :

"Hier, sur mes consignes, les résidences personnelles et les parties communes à Islamabad ont été désinfectées. En outre, l'encens est utilisé dans les bureaux et les foyers car c'est un moyen l'élimination des bactéries. Vous devriez également le faire chez vous".

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