Une grave erreur de jugement
Au cours du week-end suivant, j'ai eu la chance de pouvoir parler encore une fois avec notre bien-aimé Hazour au téléphone et de lui présenter un compte rendu quotidien. Cependant, ces jours ont été extrêmement difficiles pour moi personnellement, et ceux que je regarde avec un grand regret en raison d'une erreur que j'ai commise à l'époque.
En tant que responsable du département du journal de la MTA, j'ai reçu un message directement de Hazour tard dans la soirée du 12 avril 2020 sur une vidéo diffusée au cours du journal de la MTA et qui avait était portée à l'attention de Hazour.
La vidéo était un hommage à Nasir Saeed sahib. Outre des extraits du sermon de Hazour sur les longs services de Nasir Sahib à la Jamaat, cette vidéo comprend une interview avec le fils de Nasir sahib, Khalid Saeed. L’interview avait été enregistrée à l'extérieur de la mosquée Moubarak. Dans son message, Hazour a déclaré qu'il n'était pas du tout approprié de l’interviewer "en personne" en raison du risque de propagation de la COVID-19, que Nasir sahib avait contracté avant son décès.
Le lendemain, lundi 13 avril 2020, s'est avéré extrêmement difficile. Les minutes et les heures passaient péniblement. Au fil de la journée, j'étais sûr et n’avais aucun doute sur le fait que le risque causé par l'interview avait suscité le mécontentement de Hazour.
J'ai été contacté par le directeur de la MTA Internationale, qui avait reçu une lettre du secrétaire privé, Munir Javed sahib, transmettant la désapprobation de Hazour et une enquête sur le pourquoi et le comment de cet interview.
Le directeur a lancé une enquête pour obtenir une réponse urgente de ma part et en demandant pourquoi j'avais autorisé l'interview. Munir Javed sahib m’a également contacté pour se renseigner directement sur l’interview. Tout cela a été très stressant et j'ai donné ma réponse dans laquelle j'ai confirmé que j'avais autorisé l'interview. Une circulaire urgente a été envoyée à la direction de la MTA Internationale de la part de la MD (directeur de MTA) concernant cette question. J'ai eu beaucoup de remords et par mégarde, j’ai placé le cameraman en danger ainsi que toute personne avec qui il aurait pu avoir des contacts. Heureusement, le cameraman a gardé une distance de deux mètres à tout moment et tout le matériel utilisé a été nettoyé et désinfecté. Néanmoins, le risque avait été inutilement pris.
Bien plus que tout, je me sentais dévasté d'avoir causé un tel chagrin à Hazour et de n'avoir pas pu répondre à ses attentes. Toute la journée, une partie de moi aspirait à entendre la voix bénie de Hazour, car je n’attendais que de parler avec lui ce qui me permettrait de me soulager et de me donner un peu de répit. Mais, d'un autre côté, je craignais plus que tout d'entendre la déception ou la colère dans la voix de Hazour.
Par la grâce d'Allah, en fin d'après-midi, j'ai pu parler à Hazour pendant environ trente-cinq minutes au téléphone.