Le Ramadan pendant une pandémie

 

Le vendredi 10 avril, j'ai présenté mon compte rendu pour le Mulaqat à Islamabad.

En entrant dans le bureau de Hazour, j'ai eu un peu de mal avec mon masque de protection.

Mes lunettes continuaient de se couvrir de buée et le masque glissait sans cesse. Hazour l'a remarqué et il m’a expliqué comment le rendre plus adapté en appuyant avec ma main sur une partie du masque pour le rendre plus sûr autour de mon nez. Le mois du Ramadan approchait à grands pas et il était clair que les mosquées ne seraient pas autorisées à réouvrir pour le culte dans un avenir proche. À la lumière de cela, j'ai demandé à Hazour comment le Ramadan de cette année serait affecté par la pandémie.

En réponse, Hazour a dit :

"Pandémie ou pas, les bénédictions du Ramadan seront toujours les mêmes. Dans des circonstances normales, il est extrêmement important d’offrir les prières en congrégation, car c'est un ordre d'Allah le Tout-Puissant. L'une des principales raisons pour lesquelles nous nous réunissons dans les mosquées pour le culte est parce qu'il favorise l'unité au sein de la Oummah musulmane".

Hazour a poursuivi :

"Toutefois, lorsqu'une maladie ou un virus se propage, les droits de la mosquée déterminent en fait que les fidèles s'abstiennent d'offrir des prières dans la mosquée. À ce moment-là, nous devrions nous rappeler qu’il y a également de grandes bénédictions associées au culte dans la solitude et donc les ahmadis devraient profiter de cette période pour se rapprocher d'Allah en L’adorant dans leurs maisons".

Hazour a ajouté :

"Tandis que la prière en congrégation nous permet de devenir plus unis en tant que Oummah, c'est lorsqu'une personne pratique son culte dans l'isolement qu'elle est capable de vraiment ouvrir son cœur devant Allah et se rapprocher de Lui. En ce moment, la plupart des gens sont chez eux et libérés de leurs affaires mondaines et donc, plus que jamais, ils peuvent passer leurs nuits en observant la prière de Tahajjoud et offrir des prières et réciter le Saint Coran tout au long de la journée".

J'ai été touché par la beauté des mots de Hazour montrant que nous devons toujours tirer le meilleur parti de notre situation. Que nous puissions ou non prier dans nos mosquées, les objectifs du Ramadan et, en fait, de nos vies, sont restés les mêmes.

Accomplir la Joummah

 

Après avoir présenté le point de presse, j'ai mentionné à Hazour que je dirigeais la Joummah chez moi depuis deux semaines.

En souriant, Hazour dit :

"Masha'Allah, grâce au virus, même vous, vous avez appris à diriger la Joummah !"

Hazour m'a demandé si je connaissais le Khoutba Saania par cœur. J'ai répondu que, l’ayant entendu chaque semaine tout au long de ma vie, je le connaissais à peu près par cœur mais j'avais toujours besoin lire ma feuille.

En entendant cela, Hazour a dit :

"Il est bon d’avoir la trace écrite devant vous, même si vous le connaissez par cœur, au cas où votre mémoire ferait défaut ou en règle générale lorsque vous le lirez, votre récitation deviendra meilleure ".

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